Cantonnés en Angleterre depuis février, les 23 000 soldats de la 1ière Division canadienne du général McNaughton s'y tournaient les pouces pendant que les Néerlandais, les Belges, les Français et les Britanniques se faisaient rosser par les forces allemandes.
Envisageant la Bretagne comme point de départ d'une prochaine contre-offensive, les stratèges alliés ont dépêché une brigade canadienne à Brest. Contre toute attente, le repli général ayant été ordonné, la brigade a reçu l'ordre de plier bagages et de regagner l'Angleterre moins de 48 heures à peine après avoir été déployée. Non seulement nos soldats devaient-ils tourner le dos à un ennemi qu'ils n'avaient pas vu mais encore devaient-ils abandonner véhicules et canons afin d'évacuer un maximum de combattants. Le commandant le l'artillerie canadienne a catégoriquement refusé d'abandonner ses pièces. Pas un seul soldat ni un seul canon n'a donc été laissé en terre de France. Parmi les unités alliées, les Canadiens ont été les seuls à avoir pu évacuer leurs véhicules et pièces d'artilleries. Ces derniers se sont avérés d'un précieux secours dans la défense de l'Angleterre, maintenant laissée à elle-même.
Les Canadiens devaient revenir en France en libérateurs et en vainqueurs.
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