En ce début d'année, à la suite du traité de paix signé à Gand, en Belgique, par les plénipotentiaires du roi George III et du président James Madison, les troupes anglo-canadiennes et les unités de la milice canadienne se retirent des États-Unis et reviennent au pays.
Par ce traité, l'armée anglo-canadienne doit rendre tous les territoires gagnés au cours de la guerre. Ainsi, en échange de la ville d'Amherstburg (Ontario), les États-Unis récupèrent le Maine ainsi que de vastes territoires situés dans les actuels états du Michigan, du Wisconsin et de New York.
L'Angleterre, épuisée contre la guerre contre Napoléon, n'a pas les moyens de poursuivre la lutte contre les États-Unis. Si la paix est accueillie avec soulagement, le traité ne rend vraiment pas honneur à l'héroïque résistance des unités britanniques, de la milice canadienne et de la population du Haut et du Bas-Canada. Tout au long de la guerre, la petite armée anglo-canadienne a réussi à tenir tête à un adversaire dix fois supérieur en nombre.
Rappelons que cette guerre a été déclenchée par les Américains en juin 1812. Ne pouvant envahir l'Angleterre, ils avaient alors concentré leurs efforts sur le Canada, alors colonie britannique.
Parmi les héros de 1812, citons Isaac Brock, Sherbrooke, de Salaberry,
Tecumseh et Laura Secord.