Vous
vous nommez Stanislas Déry et vous vous enrôlez comme officier
dans la Réserve des volontaires de la Marine royale canadienne RCNVR
à Québec en 1934. Vous voyagez sur des navires de la marine et
accumulez de lexpérience en mer en tant quofficier. À
lautomne de 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate et vous êtes
mobilisé comme officier de la RCNVR. Malheureusement, vous devez
attendre larrivée des bateaux canadiens pendant pratiquement une
année entière à Saint-Jean, île dOrléans,
le Canada ne possédant que quatre bateaux en ce début de guerre.
Vous êtes enfin appelé à embarquer sur le HMCS Prince
Henry à lautomne de 1940, mais vous devez attendre un mois
à terre pendant que cet ancien bateau de croisière est converti
et armé. Au début de décembre, votre équipage se
dirige vers Halifax où vous attendez un mois de plus pendant la préparation
et la réparation de votre navire, le HMCS Prince Henry
Votre premier véritable départ en mer, alors que la Deuxième
Guerre mondiale fait rage, a lieu au début du mois de janvier 1941. Vous
êtes quatrième officier à bord du HMCS Prince Henry.
Vous quittez à bord de ce navire en direction des Bermudes où
votre équipage et vous devez attendre les instructions pour votre première
mission. Votre équipage reçoit bientôt lordre de traverser
le canal de Panama pour aller patrouiller et effectuer un contrôle naval
sur la côte ouest de lAmérique du Sud. Votre mission est
de bloquer la sortie des ports et dimmobiliser les navires allemands et
italiens qui y sont ancrés. Ces bateaux essaient de quitter le port pour
ravitailler larmée japonaise, leur alliée. Pendant la nuit,
le HMCS Prince Henry patrouille la mer, alors que le jour, il doit sen
aller au large pour ne pas être vu par lennemi. Vous trouvez ce
travail des plus monotones et des plus difficiles à cause du climat tropical
de lAmérique du Sud.
Un
beau jour, vous et votre équipage remarquez que quatre bateaux allemands
semblent se préparer à quitter car ils embarquent des cochons
vivants à bord. Vous les surveillez avec attention pour finalement les
voir partir à toute vapeur vers le large.