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Au coeur...de l'action Paul Hartwig
Paul Hartwig a été lun des capitaines de U-Boot
les plus actifs dans le fleuve et dans le golfe du Saint-Laurent. Cest
à bord du U-517 quil coulera neuf navires. Son séjour
denviron six semaines dans les eaux canadiennes, du mois daoût
au mois de septembre 1942, fera les victimes suivantes : SS Chatham,
SS Arlyn, SS Donald Stewart, SS Mount Pindus, SS
Mount Taygetus, SS Oakton, HMCS Charlottetown,
SS Inger Elisabeth et SS Saturnus. Le bilan de ses attaques
est lourd: 27 883 tonnes de marchandises englouties dans les eaux du
golfe et du fleuve, neuf navires coulés, une cinquantaine dhommes
tués, et plusieurs blessés.
Paul Hartwig se remémore ses six semaines passées dans
le fleuve et le golfe du Saint-Laurent. Il raconte quà
certains moments la patrouille et la surveillance effectuées
par lAviation royale canadienne étaient très stressantes,
alors quà dautres moments, le Saint-Laurent était
si calme que le submersible naviguait en surface avec lécoutille
avant ouverte. Ces instants de tranquillité lui rappellent de
bons moments :
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Image tirée de l'épisode
La Bataille du Saint-Laurent dans l'émission
Contrechamp
Image Société Radio-Canada
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« Nombreux sont ceux qui se souviennent
dun matin, très tôt, au large de la côte
gaspésienne. Seul un petit édifice dans le hameau
montrait des signes de vie sous laube naissante : une cabane
éclairée, avec une fumée invitante qui montait
de la cheminée. Sur le pont du U-boot, le capitaine,
lofficier de quart, lingénieur et les vigies
conversaient avec désinvolture, abordant même des sujets
intimes... Une idée fut lancée, mi-sérieuse,
mi-fantasque, à leffet de lancer un radeau pneumatique
pour se rendre jusquà la rive. Cest un rêve
qui est revenu longtemps nous hanter. » |
Extrait provenant de louvrage de Michael Hadley,
U-Boats against Canada. German Submarines
in Canadian Waters, p. 115-116.
Puisé dans louvrage de Roger Sarty,
Le Canada et la bataille de lAtlantique, p. 112-113.
Malgré ses victoires, Hartwig semble être resté
humble car il savait que la chance aurait pu tourner. Il explique quil
était satisfait de ses victoires parce quil se battait
pour son pays, au même titre quil ne fallait pas haïr
lennemi parce que lui aussi se battait pour défendre son
pays. Ses exploits lui ont permis dêtre décoré
de la Croix de fer, une des plus hautes distinctions allemandes, lors
de la Seconde Guerre mondiale.
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