L'imaginaire

Des espions dans la cuisine !

L’absence d’informations précises, les récits rapportés par les pêcheurs gaspésiens, les rescapés de torpillages arrivant dans les villages, les mesures d’obscurcissement que les populations riveraines doivent respecter ainsi que plusieurs autres événements qui troublent le quotidien deviennent des sources fertiles de rumeurs, de discussions et de suppositions. Entre le réel et l’imaginaire, entre ce que l’on sait et ce que l’on suppose, le fossé se rétrécit et des ponts de spéculations, jetés au fil des ans, font naître des histoires d’espionnage, des rencontres et des aventures surprenantes.

Voici, sans ordre précis, certaines de ces rumeurs qui sont parvenues jusqu’à nous aujourd’hui. Les extraits ne sont pas identifiés car ils sont le fruit de plusieurs témoignages. Si vous souhaitez ajouter votre souvenir personnel, n’hésitez pas à nous contacter!

 

À Cap-des-Rosiers

Une maison aurait abrité un ou des personnages qui transmettaient des informations à l’ennemi. La demeure est, depuis la guerre, connue sous le nom de la maison de l’espion.

 

Sur le Saint-Laurent, près de Cap-Chat

Un pêcheur sur le fleuve est arraisonné par un sous-marin allemand. Sous la menace, le commandant oblige le pêcheur à aller se procurer à terre du pain frais et à le rapporter en mer.

 

Près des Méchins

Une nuit, tous les enfants d’une famille ont ordre de demeurer dans leurs chambres. Il semble que le père et l’oncle surveillent un espion dans la cuisine.

 

Entre la Gaspésie et la Côte-Nord

Des navires qui ravitaillent les villages doivent donner des vivres ou des journaux aux sous-marins et leur vendent même de la morue.

 

Près d’Halifax

Le dernier jour de la guerre, un sous-marin allemand se rend à la Marine royale canadienne. À bord on retrouve une tasse à café provenant du Château Frontenac à Québec. Les Allemands seraient-ils venus danser au Château ?

 

Devant la ville de Québec

Une personne jure avoir vu passer un sous-marin devant l’embouchure de la rivière Saint-Charles.


À Sept-Îles

Un mystérieux personnage aurait approvisionné les sous-marins allemands en carburant.

 

À Métis et dans un village à l’embouchure du Saguenay

Des Allemands vont danser à l’hôtel et transmettent même les titres des pièces de musique à leur base en Allemagne pour prouver qu’ils sont descendus à terre.

 

Près de Mont-Joli

Un inconnu loue un garage et semble l’utiliser pour faire de l’espionnage !

 

À Pointe-au-Père

Des signaux lumineux partent des montagnes environnantes le soir et semblent transmettre des messages aux sous-marins.

 

Dans un phare le long des côtes gaspésiennes

Le gardien du phare transmettrait les données de la météo aux sous-marins.

 

À Pointe-au-Père et à Rimouski

La présence de marins supposément rescapés de navires torpillés ne serait qu’un stratagème pour faire vendre des bons de la Victoire.

 

Sur le Saint-Laurent

Monsieur Sasseville Roy, député fédéral du comté de Gaspé, affirme qu’une corvette canadienne aurait escorté un petit navire qui transportait d’importants personnages qui se rendaient sur la Côte-Nord pour une partie de pêche.

Tiré de l’ouvrage de Leslie Roberts, Canada’s war at sea,
Volume 2, Part 1, The Fighting Navy, p. 43.

 

Le long de la côte gaspésienne

Les Américains, par le biais de la pétrolière Irving, auraient vendu du carburant aux sous-marins allemands qui se trouvaient sur la côte de la Gaspésie.

 

Et encore ?

Formulaire de confidences en ligne

Si vous souhaitez ajouter votre souvenir personnel, n'hésitez pas à utiliser le formulaire de confidences en ligne que nous vous proposons.
Le lieu de l'événement
La date approximative
Le/Les témoin(s)

Votre confidence

Votre nom (si vous le souhaitez)