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Protection côtière
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la protection côtière
le long du Saint-Laurent est principalement assurée par des unités
de réserve de lArmée et par linstallation
de radars. Les Fusiliers du Saint-Laurent jouèrent un rôle
important dans la surveillance des côtes le long du fleuve Saint-Laurent
et dans le repérage de présences suspectes sur le fleuve.
De son côté, le Corps de génie de lArmée
canadienne a eu comme tâche dinstaller des stations radar
le long de la côte pour mieux détecter les sous-marins
allemands.
Les Fusiliers du Saint-Laurent
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Lors d'une tournée
d'inspection, le brigadier Blais épaule une mitrailleuse
et tire quelques balles dans le fleuve.
Collection La Régie
du Régiment. Les Fusiliers du St-Laurent
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Suite aux premiers torpillages dans le fleuve Saint-Laurent en 1942,
et devant linquiétude des populations riveraines, le gouvernement
demande au bataillon de réserve des Fusiliers du Saint-Laurent
deffectuer la défense territoriale. Depuis 1940, les Fusiliers
fournissent déjà trois détachements en service
actif qui effectuent de la surveillance côtière concentrée,
surtout à Gaspé et à Matapédia. À
partir du printemps 1942, le recrutement des hommes qui ne sont pas
sujets au service militaire se fait. Il sagit de gens qui doivent
demeurer au pays car leur emploi est nécessaire à leffort
de guerre, de personnes souffrant dinaptitudes physiques, trop
âgées, détudiants ou de professeurs. Ces hommes
suivent un entraînement de base en apprenant le maniement darmes
modernes, la conduite et lentretien de véhicules militaires,
la lecture de cartes et les techniques de patrouille.
Ces réservistes doivent couvrir le territoire du Bas-Saint-Laurent
et de la Gaspésie en plus de surveiller les principales voies
de communications, les centrales électriques, les centrales télégraphiques
et téléphoniques, les routes et les ponts. Suite au décret
des mesures dobscurcissement pour les résidents des localités
le long du littoral, en septembre 1942, les réservistes des Fusiliers
du Saint-Laurent doivent également faire respecter cette ordonnance.
Face à un enrôlement massif, les autorités militaires
doivent déjà ajouter, en décembre 1943, au 1er
bataillon actif et au 2ème bataillon de réserve
déjà existants, un 3ème bataillon de réserve
pour la région gaspésienne.
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Inspection d'un poste de mitrailleuse
surplombant le fleuve par le brigadier Blais.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du St-Laurent
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Le journaliste Lucien Desbiens du journal Le Devoir fait le
récit, à lété 1943, dune des
mesures de protection mise en place lors de la Deuxième Guerre
mondiale et que les réservistes des Fusiliers du Saint-Laurent
doivent appliquer :
« Dès le pont du pittoresque village de
lIsle-Verte, on peut avoir une autre preuve éloquente des
mesures de protection prises par nos autorités militaires : des
gardes armés exigent votre carte denregistrement national.
Lon établira ainsi, à divers points de la route
de la Gaspésie, des road blocks dont lentrée
sera surveillée et gardée par des représentants
de larmée de réserve, de la police provinciale et
du Comité de Protection Civile. Partout, ailleurs, tant sur la
côte quà lintérieur, ces corps, de même
que la Gendarmerie Royale [sic] du Canada et le Service de Guet Aérien
coopéreront à la défense du pays. »
Lors dune conférence prononcée à la radio,
à Québec, le 31 juillet 1943, le lieutenant-colonel Pineault,
commandant du 3ème bataillon de réserve des
Fusiliers du Saint-Laurent, loue le travail de ses soldats : «
Ainsi jen profite pour rendre hommage à tous les membres
de larmée de réserve de la Gaspésie pour
le magnifique travail quils ont accompli. Après avoir vu
plusieurs navires torpillés non loin de leurs côtes, ils
se sont rendu compte que nos rives étaient menacées, et
je voudrais avoir plus de temps à ma disposition pour vous citer
maints exemples de grands sacrifices que se sont imposés ces
hommes, pêcheurs, marchands, industriels, professionnels et autres
pour apprendre le maniement des armes et les tactiques modernes afin
dêtre au point en cas déventualité.
»
Extrait tiré de larticle de Antonio Lechasseur,
Le Régiment de
Gaspé-Bonaventure,le lieutenant-colonel Joseph Pineault et la
défense des côtes gaspésiennes durant la seconde
[sic] Guerre mondiale
dans la Revue dhistoire du Bas Saint-Laurent.
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Hiver 1943, Inspection d'un
peloton du 3e Bataillon des Fusiliers du St-Laurent,
dans le nord-est de la Gaspésie.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du St-Laurent
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À tous ces braves soldats qui assurent la protection des côtes
lors de la Deuxième Guerre sajoutent les services de police,
les volontaires des comités de protection civile, les volontaires
du service de guet aérien ainsi que les gardiens de phare.
Les gardiens de phare ont également un rôle de surveillance
côtière important à jouer : «
En plus de transmettre des instructions spéciales, il va de soi
que le ministère de la Défense nationale a fait appel
à la vigilance de tous les gardiens de phare pour lui signaler
la moindre apparition de navires suspects dans leur secteur. »
Extrait tiré de louvrage de Normand Lafrenière,
Gardien de phare dans le Saint-Laurent : un métier disparu,
p. 51.

Linstallation des radars en Gaspésie
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À Grande-Rivière,
un faux espion qui a été quelque peu malmené
tout en étant bien gardé, reçoit les soins
des ambulancières de l'endroit.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du St-Laurent
Photo Armée canadienne
(no nég. : 1033)
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Linstallation des radars en Gaspésie se fait entre le
printemps et le début de lhiver 1943. De Saint-Ulric de
Matane à Cap Gaspé, la 5e compagnie de travail
du Corps canadien des ingénieurs installe neuf stations de radar.
Ces équipements doivent détecter les sous-marins allemands
qui saventurent dans le fleuve Saint-Laurent.
Le capitaine Lafond, responsable des opérations dinstallation,
raconte dans un article publié dans la Revue dhistoire
de la Société historique Nicolas-Denys que les radars
sont montés sur des châssis métalliques qui pèsent
environ seize tonnes. Il y a également des cabanes prévues
pour le personnel dopération. Ces abris préfabriqués
sont formés avec un toit de forme demi-circulaire en acier ondulé
et dun plancher en béton.
Le travail du bataillon du Corps canadien des ingénieurs consiste
en un premier temps à décharger et à entreposer
tout le matériel arrivant à Matane. Ils construisent ensuite
des chemins daccès aux sites choisis et fabriquent des
baraquements avec électricité et eau potable. Ils effectuent
enfin le transport du matériel sur les sites des radars et veillent
à la mise en marche de léquipement de détection.
Après leur mise en fonction, ces radars seront opérés
par des soldats de lartillerie.
À lété 1944, une partie du 5e
bataillon du Corps des ingénieurs canadiens, toujours dirigée
par le capitaine Lafond, reçoit lordre de démembrer
les sites des radars, de transporter le matériel à Matane
et de lembarquer sur des wagons plates-formes à destination
du camp Borden en Ontario. De nos jours, seules les bases de ces installations
radars sont visibles à certains endroits le long de la côte
gaspésienne.
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Juin 1943, un soldat monte la garde à
Cap-aux-Os.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du
St-Laurent. Photo Armée canadienne (no nég. :
989)
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Tous contribuent à la défense
des côtes. Le brigadier Blais salue le maire de Grande-Vallée.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du
St-Laurent
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Au cours de sa tournée en Gaspésie,
le brigadier Blais a voulu se rendre compte de l'efficacité
des communications entre les divers postes d'observation installés
en Gaspésie. On le voit ici en compagnie d'un signaleur,
causant avec les gardiens d'autres postes d'observation.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du
St-Laurent. Photo Armée canadienne (no nég. :
1004)
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Marsoui. Un père de famille entouré
de quatre de ses fils. Comme lui, ils sont membres du 3e
Bataillon des Fusiliers du St-Laurent.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du
St-Laurent. Photo Armée canadienne (no nég. :
986)
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Les membres des bataillons de réserve
des Fusiliers du St-Laurent apprennent à concilier obligations
militaires et occupations civiles. Ici, un soldat en compagnie
de son fils.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du
St-Laurent. Photo Armée canadienne (no nég. :
990)
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Durant tout le conflit, les 2e
et 3e bataillons des Fusiliers du St-Laurent assurent
la surveillance des routes de l'est du Québec.
Collection La Régie du Régiment. Les Fusiliers
du
St-Laurent
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